Guide bailleur · logements classés G

Peut-on encore louer un logement classé G ?

Non : en France métropolitaine, un logement classé G ne peut plus être mis en location. Depuis le 1er janvier 2025, il n'est plus considéré comme énergétiquement décent : aucun nouveau bail, aucun renouvellement ni aucune reconduction tacite d'un G n'est légal (loi « Climat et Résilience », art. 160 — vérifié le 10 juillet 2026 sur service-public.gouv.fr). Un bail signé avant cette date, en revanche, se poursuit : votre locataire n'est pas expulsé, il n'y a pas d'amende automatique, mais l'obligation s'impose à la prochaine échéance et le juge peut réduire ou suspendre le loyer. Un point change tout au préalable : si le logement est chauffé à l'électricité, la réforme du DPE de 2026 a pu le faire sortir de la classe G. Voici la règle exacte, ses limites et vos options.

L'essentiel en 30 secondes

  • Interdiction en vigueur : un logement G n'est plus louable en métropole depuis le 1er janvier 2025 (critère de décence énergétique).
  • Baux concernés : tout bail conclu, renouvelé ou tacitement reconduit depuis cette date — le bail en cours, lui, se poursuit.
  • Pas d'amende automatique : la sanction est civile — le juge peut ordonner des travaux et réduire ou suspendre le loyer.
  • Le loyer d'un G est déjà gelé depuis le 24 août 2022 : ni révision IRL, ni hausse à la relocation.
  • Réflexe n° 1 : chauffage électrique ? Le nouveau coefficient du DPE ferait sortir environ 700 000 résidences principales de F/G (simulation SDES appliquée au parc au 1er janvier 2025) — l'attestation ADEME est gratuite et se demande en ligne.
  • Report en discussion : le PJL « Relance Logement » adopté par le Sénat le 8 juillet 2026 n'est pas voté — l'interdiction reste la règle.

Non : louer un logement G est interdit depuis le 1er janvier 2025

La loi « Climat et Résilience » du 22 août 2021 (art. 160) a ajouté un critère de performance énergétique à la définition du logement décent, inscrite à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. Concrètement : pour être loué, un logement doit désormais atteindre un niveau minimal de performance, qui se durcit par étapes. Depuis le 1er janvier 2025, tout logement mis en location doit être classé F au minimum : un logement classé G n'est plus décent, donc plus louable.

Ce n'est pas une recommandation : c'est une condition de la mise en location. Le calendrier, juridiquement intact au 10 juillet 2026, s'étend ensuite aux classes F puis E.

Calendrier d'interdiction de location en métropole (vérifié le 10 juillet 2026)
Classe DPEInterdiction de locationStatut
Gdepuis le 1er janvier 2025En vigueur
Fau 1er janvier 2028Calendrier confirmé
Eau 1er janvier 2034Calendrier confirmé

Source : loi n° 2021-1104, art. 160 ; ecologie.gouv.fr ; service-public.gouv.fr (actualité A17975). Le sort de la classe F et le PJL en discussion sont détaillés dans notre guide sur l'interdiction de location d'un logement classé F en 2028.

Ce que « interdit » veut dire exactement

L'interdiction ne signifie pas que tous les logements G sont sortis du marché du jour au lendemain. Elle vise des événements précis de la vie d'un bail.

Les baux concernés : nouveaux, renouvelés, tacitement reconduits

Depuis le 1er janvier 2025, l'interdiction s'applique à tout bail conclu, renouvelé ou tacitement reconduit à compter de cette date (métropole). Autrement dit : vous ne pouvez plus signer un nouveau bail pour un logement G, ni le remettre en location après le départ d'un locataire, ni laisser un bail existant se reconduire tacitement en l'état.

Le bail en cours n'est pas résilié

Point essentiel, souvent mal compris : un bail signé avant l'échéance n'est pas résilié automatiquement. Votre locataire en place reste dans les lieux, le contrat se poursuit, et l'interdiction ne crée aucun motif d'expulsion. Vous n'avez pas à agir dans l'urgence pour un locataire déjà installé.

Mais l'obligation revient à chaque échéance

La décence énergétique s'impose dès la reconduction tacite ou le renouvellement du bail — c'est-à-dire tous les 3 ans en location vide et tous les ans en meublé. À cette échéance, ou au départ du locataire, remettre le logement G en location devient impossible tant qu'il n'est pas sorti de la classe G. La question n'est donc pas « si » mais « quand » l'échéance tombe.

Source : service-public.gouv.fr (A17975) ; ANIL — performance énergétique et décence — vérifié le 10 juillet 2026.

Ce que risque un bailleur qui loue quand même

Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas d'amende administrative automatique pour la location d'un logement indécent : la sanction est civile, prononcée par un juge à la demande du locataire. La procédure, encadrée par l'article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989 et le décret n° 2023-796 du 18 août 2023, se déroule en trois temps :

  1. Mise en demeure du bailleur par le locataire (courrier recommandé) ;
  2. Saisine facultative de la commission départementale de conciliation ;
  3. À défaut d'accord, saisine du juge des contentieux de la protection.

Le juge peut alors ordonner l'exécution de travaux de mise en conformité, la réduction ou la suspension du loyer jusqu'à réalisation des travaux, et des dommages-intérêts. À noter dans les deux sens : le locataire, de son côté, ne peut pas cesser de payer son loyer de lui-même — il doit passer par le juge.

Le levier qui coûte le plus cher au bailleur Au-delà du juge, la CAF ou la MSA peut conserver l'allocation logement (mécanisme du tiers payant) pendant une durée pouvant aller jusqu'à 18 mois lorsque l'indécence est constatée : pendant cette période, le bailleur ne perçoit plus la part de loyer correspondant à l'AL. Le risque économique d'une location G est donc réel, même sans amende.

Source : ANIL — performance énergétique et décence ; décret n° 2023-796 (Légifrance) — vérifié le 10 juillet 2026.

Les exceptions : copropriété et contraintes patrimoniales

Deux situations, applicables depuis le 1er janvier 2025, permettent au juge de ne pas ordonner les travaux — sans pour autant supprimer le risque locatif, puisqu'il peut toujours réduire le loyer :

Ces exceptions sont étroites et devront être démontrées : elles protègent partiellement le bailleur de bonne foi, pas celui qui n'a rien engagé. En copropriété, elles rendent d'autant plus utile d'anticiper les délais d'assemblée générale (inscription à l'ordre du jour, vote, appels de fonds), souvent longs.

Le cas le plus fréquent : l'appartement F ou G en copropriété Au 1er janvier 2025, 445 000 appartements du parc locatif privé situés en copropriété étaient classés F ou G, soit 11 % de ce parc (contre 249 000 en monopropriété). C'est aussi le segment le moins bien informé : un appartement en copropriété vendu seul est exempté d'audit énergétique réglementaire, obligatoire à la vente pour les maisons et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Personne ne vous remet donc de document chiffré avant de décider, alors que la sortie de G dépend en partie de votes que vous ne maîtrisez pas seul. Sources : SDES/ONRE, parc au 1er janvier 2025, encadré 3 ; service-public.gouv.fr — vérifié le 20 juillet 2026.

De toute façon, le loyer d'un G est gelé depuis août 2022

Attendre passivement l'échéance du bail a un coût, indépendant de l'interdiction elle-même. Depuis le 24 août 2022 (loi « Climat et Résilience », art. 159), pour tout logement du parc privé classé F ou G, il est interdit :

Un loyer fixé en 2022 est ainsi resté au même niveau en 2026, pendant que la taxe foncière et les charges, elles, augmentaient. Ce gel est toujours en vigueur au 10 juillet 2026. Une subtilité en découle : un logement qui sort de la classe G (par des travaux ou par la mise à jour de son étiquette) n'est plus soumis au gel — ce qui nous amène au réflexe à avoir avant toute décision.

Source : ecologie.gouv.fr — Location et gel des loyers des passoires énergétiques — vérifié le 10 juillet 2026.

Le réflexe n° 1 avant tout : vérifier votre étiquette

Si votre logement est chauffé à l'électricité et que son DPE date d'avant 2026, ne prenez aucune décision avant d'avoir fait actualiser l'étiquette. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025). Selon la simulation SDES appliquée au parc au 1er janvier 2025, environ 700 000 résidences principales sortiraient des classes F et G, avec un gain pouvant atteindre 2 classes sans aucun travaux. Aucun logement ne voit à l'inverse son étiquette se dégrader. Attention à la lecture de ce chiffre : il s'agit d'une simulation officielle appliquée au parc de janvier 2025, pas d'un comptage après réforme — aucune donnée observée post-réforme n'est publiée à ce jour, la prochaine édition de l'enquête étant attendue à l'automne 2026.

L'attestation ADEME est gratuite — faites-la vous-même Un DPE réalisé sous le régime en vigueur depuis le 1er juillet 2021 et toujours valide peut recevoir une attestation gratuite et dématérialisée générée par l'ADEME, qui se substitue à l'étiquette initiale pour tenir compte du nouveau coefficient, sans nouvelle visite de diagnostiqueur : observatoire-dpe-audit.ademe.fr. Le classement ne peut que s'améliorer ou rester identique, et l'attestation expire en même temps que le DPE. Un logement qui sort de la classe G redevient louable et échappe au gel des loyers : le problème peut disparaître avant même de commencer. Sources : arrêté du 13 août 2025 (JORFTEXT000052134589) ; service-public.gouv.fr, fiche A18446 — vérifié le 20 juillet 2026.

Pour une première lecture de vos échéances en une minute : notre simulateur gratuit.

Sources : ecologie.gouv.fr — évolution du calcul du DPE au 1er janvier 2026 ; arrêté du 13 août 2025, Légifrance — vérifié le 10 juillet 2026. Chiffre du parc : SDES/ONRE, « Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025 », publiée le 12 novembre 2025 — vérifié le 20 juillet 2026.

Outre-mer : un calendrier décalé

Les échéances métropolitaines ne s'appliquent pas à l'identique en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte. Dans ces territoires (art. 160) :

En revanche, le gel des loyers des F/G et l'audit énergétique obligatoire à la vente s'y appliquent depuis le 1er juillet 2024. Un bailleur ultramarin d'un logement G dispose donc encore d'un délai pour louer, mais reste soumis au gel des loyers.

Source : service-public.gouv.fr (A17975) — vérifié le 10 juillet 2026.

Faut-il attendre un report de l'interdiction ?

Un projet de loi pourrait, à terme, assouplir la règle : le PJL « Relance Logement » (n° 801) prévoit d'autoriser le maintien ou la remise en location d'un logement F/G si le bailleur s'engage par contrat, avec une entreprise, à atteindre au moins la classe D sous 3 ans (maison individuelle) ou 5 ans (copropriété) ; environ 700 000 logements seraient concernés.

Mais rien n'est voté. Le texte a été adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026, dans une version modifiée ; il doit encore être examiné par l'Assemblée nationale, attendue à la rentrée 2026, avant une éventuelle adoption définitive. Tant que la loi n'est pas promulguée, l'interdiction de louer un logement classé G reste pleinement applicable. À suivre, donc — sans en faire son plan : même en cas d'assouplissement, le report supposerait un engagement de travaux, et le gel des loyers comme la décote à la revente, eux, ne dépendent d'aucun vote. La question de fond — rénover ou vendre — se pose donc dans tous les cas.

À retenir sur le PJL « Relance Logement » Adopté par le Sénat le 8 juillet 2026 en première lecture ; non définitif ; passage à l'Assemblée nationale prévu à la rentrée. Présenté ici au conditionnel : c'est une réforme en discussion, pas un acquis. Au 10 juillet 2026, aucune règle n'a changé.

Que faire concrètement si votre logement est classé G

  1. Faites actualiser l'étiquette si le chauffage est électrique et le DPE antérieur à 2026 — gratuit, sans nouvelle visite, via l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME : vous êtes peut-être déjà sorti de G.
  2. Repérez votre prochaine échéance de bail (renouvellement ou reconduction tacite) : c'est votre véritable date limite.
  3. Chiffrez la sortie de passoire — seul un audit énergétique peut modéliser le gain de classes ; personne ne peut le promettre sans lui.
  4. Arbitrez entre rénover pour continuer à louer et vendre : c'est l'objet de notre guide rénover ou vendre sa passoire thermique.
  5. Méfiez-vous du démarchage. Toute entreprise qui vous contacte spontanément pour des travaux de rénovation énergétique — par téléphone, SMS, e-mail ou réseaux sociaux — viole la loi (interdiction en vigueur, tous canaux, depuis juillet 2025) : ne donnez pas suite. Pour un conseil neutre et gratuit, passez par France Rénov'.

Questions fréquentes

Peut-on encore louer un logement classé G en 2026 ?

Non en métropole pour tout bail conclu, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er janvier 2025 : un logement classé G n'est plus considéré comme énergétiquement décent (loi Climat et Résilience, art. 160). Un bail signé avant cette date se poursuit, mais l'interdiction s'impose dès sa prochaine reconduction ou son renouvellement. Vérifié le 10 juillet 2026.

Que risque un propriétaire qui loue quand même un logement classé G ?

Il n'existe pas d'amende administrative automatique : la sanction est civile. Après une mise en demeure et, éventuellement, une conciliation, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection, qui peut ordonner des travaux, réduire ou suspendre le loyer et accorder des dommages-intérêts. La CAF ou la MSA peut par ailleurs conserver l'allocation logement (tiers payant) jusqu'à 18 mois. Source : ANIL ; décret n° 2023-796. Vérifié le 10 juillet 2026.

Mon locataire est déjà en place dans un logement classé G : dois-je le faire partir ?

Non. L'interdiction ne résilie pas les baux en cours et ne permet pas d'expulser un locataire en place. Le contrat se poursuit normalement ; l'obligation de décence énergétique ne s'impose qu'à la prochaine échéance (renouvellement ou reconduction tacite : tous les 3 ans en location vide, tous les ans en meublé). Source : service-public.gouv.fr, ANIL. Vérifié le 10 juillet 2026.

Le report de l'interdiction voté par le Sénat change-t-il quelque chose aujourd'hui ?

Non. Le projet de loi « Relance Logement » (n° 801), qui autoriserait de louer un F/G sous engagement de travaux, a été adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026, mais il n'est pas définitivement voté : il doit encore passer à l'Assemblée nationale, attendue à la rentrée 2026. Au 15 juillet 2026, l'interdiction de louer un logement classé G reste pleinement en vigueur. À suivre, sans en faire son plan.

Mon logement classé G est chauffé à l'électricité : suis-je vraiment concerné ?

Peut-être plus. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025) : selon la simulation SDES appliquée au parc au 1er janvier 2025, environ 700 000 résidences principales sortiraient des classes F et G, avec jusqu'à 2 classes de gain sans travaux. Si votre DPE a été réalisé sous le régime en vigueur depuis le 1er juillet 2021 et reste valide, l'ADEME délivre gratuitement en ligne, sans nouvelle visite, une attestation qui se substitue à l'étiquette initiale : observatoire-dpe-audit.ademe.fr. Un bien sorti de G redevient louable. Sources : arrêté du 13 août 2025 ; service-public.gouv.fr (A18446) ; SDES/ONRE, parc au 1er janvier 2025 — vérifié le 20 juillet 2026.

Connaître votre situation exacte

Cet article donne la règle générale. Pour vos échéances précises — la date à laquelle votre bail bascule, l'effet possible de la réforme DPE sur votre étiquette, vos options selon votre profil —, commencez par notre simulateur gratuit, puis par les ressources publiques neutres : le rendez-vous conseiller France Rénov' et le simulateur d'aides gratuit et anonyme Mes Aides Réno (ANAH).

Au-delà, l'arbitrage Cap sur D (149 €, 12 mois de veille inclus) est un document d'aide à la décision patrimoniale et financière sur votre bien : rénover, vendre ou attendre, chiffré en fourchettes, avec une conclusion qui peut être « ne rénovez pas, vendez ». Pas de paiement en ligne : vous décrivez votre situation, nous vous rappelons pour la qualifier, puis vous recevez un lien de paiement. Vous pouvez d'abord juger sur pièces avec le rapport-témoin complet (bien fictif).

Sources — toutes vérifiées le 10 juillet 2026
  • Interdiction de location G/F/E, critère de décence énergétique — loi n° 2021-1104 « Climat et Résilience », art. 160 ; ecologie.gouv.fr ; service-public.gouv.fr (actualité A17975).
  • Application aux baux, sort du bail en cours, recours du locataire et sanctions — ANIL (performance énergétique et décence) ; art. 20-1 de la loi du 6 juillet 1989 ; décret n° 2023-796 du 18 août 2023 (Légifrance).
  • Gel des loyers F/G depuis le 24 août 2022 — loi « Climat et Résilience », art. 159 ; ecologie.gouv.fr (Location et gel des loyers des passoires énergétiques).
  • Réforme du calcul du DPE au 1er janvier 2026 (coefficient électricité 2,3 → 1,9) et attestation ADEME gratuite — arrêté du 13 août 2025, JORFTEXT000052134589 (Légifrance) ; service-public.gouv.fr, fiche A18446 (MàJ 7 janvier 2026) ; ecologie.gouv.fr — vérifié le 20 juillet 2026.
  • Parc de logements par classe de performance énergétique (parc locatif privé F/G : 1 147 000, soit 13,8 % ; appartements F/G en copropriété : 445 000 ; simulation du nouveau coefficient : environ 700 000 résidences principales sortant de F/G) — SDES/ONRE, « Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025 », publiée le 12 novembre 2025 — vérifié le 20 juillet 2026.
  • Calendrier outre-mer (G en 2028, F en 2031) — service-public.gouv.fr (A17975).
  • PJL « Relance Logement » n° 801, adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026 (non définitif) — Sénat, dossier législatif pjl25-801.
  • Interdiction du démarchage en rénovation énergétique (tous canaux depuis juillet 2025) — loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 ; loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020.