Actualité bailleur · PJL « Relance Logement »

Engagement de travaux avant 2030 : quel sursis pour louer un F ou G ?

Un futur sursis se dessine — mais rien n'est applicable aujourd'hui. Le projet de loi « Relance Logement », adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026, puis réécrit par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale le 23 septembre 2026 — donc non définitif, non promulgué, et sans séance publique programmée au 21 octobre 2026 —, permettrait de continuer à louer un logement classé F ou G contre un contrat de travaux conclu avant le 1er janvier 2030, permettant d'atteindre le niveau de performance exigible. Dans la version de la commission, le propriétaire devrait en outre avoir effectivement versé un acompte d'au moins 30 % : le logement serait alors considéré comme décent pendant 3 ans à compter de ce versement ; un contrat conclu par le syndicat des copropriétaires ouvrirait 5 ans — des dérogations elles-mêmes à durée limitée (Sénat, petite loi n° 835 ; Assemblée nationale, texte n° 3188, art. 6 — vérifié le 21 octobre 2026).

En attendant, le droit en vigueur reste inchangé : location d'un G interdite depuis le 1er janvier 2025, F au 1er janvier 2028, E en 2034, et gel des loyers des F/G. Ce texte ne change rien aujourd'hui — mais il dessine une décision à quatre branches à préparer dès maintenant, chiffres en main.

L'essentiel en 30 secondes

  • Rien n'est applicable aujourd'hui : texte voté par le Sénat le 8 juillet 2026, réécrit par la commission de l'Assemblée le 23 septembre 2026, séance publique non programmée au 21 octobre 2026 — rien n'est promulgué.
  • Le mécanisme envisagé : contrat de travaux conclu avant le 1er janvier 2030 → sursis de 3 ans (propriétaire ; à compter du versement d'un acompte d'au moins 30 % dans la version de la commission) ou 5 ans (syndicat des copropriétaires).
  • Double horloge : les dérogations elles-mêmes s'éteignent aux 1er janvier 2033 et 2035.
  • Pas un devis vague : le contrat devra permettre d'atteindre le niveau de performance exigible — et, version commission, être déjà payé à 30 % au moins.
  • « Coût disproportionné » : dérogation votée au Sénat, supprimée par la commission de l'Assemblée — sort incertain.
  • Le gel des loyers F/G continuerait pendant tout le sursis — le texte ne le modifie pas.
  • Quatre branches à chiffrer : s'engager sur des travaux, documenter une impossibilité, acter un refus d'AG, ou vendre.

Ce que prévoient le texte du Sénat et celui de la commission de l'Assemblée

Le projet de loi « Relance et décentralisation du logement », dit « Relance Logement », a suivi ce parcours : version votée par le Sénat le 8 juillet 2026 (texte adopté n° 157 ; petite loi n° 835), transmise à l'Assemblée nationale le 9 juillet (texte n° 3058), en procédure accélérée ; réécrite par la commission des affaires économiques de l'Assemblée le 23 septembre 2026 (texte n° 3188) ; séance publique non programmée au 21 octobre 2026 — l'ordre du jour arrêté le 20 octobre court jusqu'au 3 novembre sans l'inscrire, et l'examen « au plus tard en novembre » n'est qu'une annonce du ministre. Suivraient une commission mixte paritaire et probablement une saisine du Conseil constitutionnel : promulgation au mieux au premier trimestre 2027 (Sénat, dossier pjl25-801 ; assemblee-nationale.fr — vérifié le 21 octobre 2026).

Son article 6, dans l'une ou l'autre version, ne supprime pas le calendrier G-2025 / F-2028 / E-2034 : il crée des dérogations au titre desquelles un logement F ou G serait considéré comme décent, donc louable. La version sur laquelle l'Assemblée débattrait en séance est celle de sa commission :

Article 6 — version de la commission de l'AN (texte n° 3188), comparée au Sénat — non définitif (vérifié le 21 octobre 2026)
SituationEffet prévu (version commission AN)Ce qui change par rapport au Sénat
Contrat de travaux du propriétaire permettant d'atteindre le niveau exigé, conclu avant le 1er janvier 2030, avec acompte d'au moins 30 % effectivement verséSursis de 3 ans à compter du versement de l'acompte ; dérogation abrogée au 1er janvier 2033Au Sénat : pas d'acompte exigé, sursis compté à partir de la signature (maison individuelle ou immeuble entier)
Contrat de travaux du syndicat des copropriétaires, conclu avant le 1er janvier 2030Sursis de 5 ans à compter de la conclusion du contrat ; dérogation abrogée au 1er janvier 2035Inchangé sur le principe
Impossibilité de travaux : contraintes techniques attestées par un homme de l'art, ou refus administratifLogement considéré comme décent si tous les travaux possibles ont été réalisés ; décret en Conseil d'ÉtatSupprimés : le « coût manifestement disproportionné » et les contraintes architecturales ou patrimoniales
Refus des travaux par l'AG de copropriété datant de moins de 18 mois, malgré les diligences du bailleurLogement considéré comme décent si les travaux possibles ont été réalisés, 3 ans au plus après le premier refusAjouts : plafond de 3 ans et obligation pour le syndic d'inscrire un plan de financement progressif à l'AG suivante
DPE collectif de l'immeubleSeul son classement compte, à la place du DPE individuelAu Sénat : dérogation si le DPE collectif atteignait le niveau exigé ; désormais substitution, qu'il soit meilleur ou moins bon

S'y ajoute une clause d'obstruction : un locataire qui fait obstacle aux travaux ne pourrait pas invoquer le manquement du bailleur. Au Sénat, l'exemption automatique des monuments historiques avait été supprimée en séance. Sources : Sénat, petite loi n° 835, art. 6 ; Assemblée nationale, texte de la commission n° 3188, art. 6, III, 1° à 6° — vérifié le 21 octobre 2026.

Rien de tout cela n'est applicable aujourd'hui Ce texte est voté en première lecture au Sénat, réécrit par la commission de l'Assemblée nationale, non programmé en séance et non applicable à ce jour. Tant qu'il n'est pas définitivement adopté puis promulgué, aucun contrat de travaux ne vous autorise à remettre un G en location, et le calendrier F-2028 reste entier. Le sursis, s'il arrive, sera un bonus — pas un plan.

Branche 1 — Le sursis « contrat de travaux » : mode d'emploi

C'est le cœur du dispositif. Dans la version de la commission de l'Assemblée, quatre conditions cumulatives pour le propriétaire :

  1. un contrat de travaux — un engagement contractuel avec une entreprise, pas une intention ;
  2. dont l'exécution totale permet d'atteindre le niveau de performance exigible selon le calendrier d'interdiction ;
  3. conclu avant le 1er janvier 2030 ;
  4. et le versement effectif d'un acompte d'au moins 30 % du montant des travaux — condition ajoutée par la commission, absente de la version du Sénat.

En contrepartie, le logement serait considéré comme décent pendant 3 ans à compter du versement de l'acompte (à compter de la signature dans la version du Sénat), et 5 ans à compter de sa conclusion lorsque le contrat est conclu par le syndicat des copropriétaires. Concrètement, sur des travaux chiffrés entre 20 000 et 60 000 €, l'acompte exigé représenterait au moins 6 000 à 18 000 € décaissés avant de bénéficier du sursis. Attention aussi à la double horloge : le sursis court sur 3 ou 5 ans, mais la dérogation elle-même est temporaire — abrogée au 1er janvier 2033 (contrat du propriétaire) et au 1er janvier 2035 (contrat du syndicat). Une rampe de sortie vers les travaux, pas un régime permanent.

Un point que la presse résume souvent mal : beaucoup d'articles évoquent un engagement à « atteindre la classe D ». C'était la version initiale ; la version du Sénat comme celle de la commission de l'Assemblée renvoient au niveau de performance exigible selon le calendrier. La rédaction finale dépendra encore de la séance publique et de la commission mixte paritaire (Sénat, petite loi n° 835 ; Assemblée nationale, texte n° 3188, art. 6 — vérifié le 21 octobre 2026).

Branches 2, 3 et 4 — Les trois autres issues à préparer

Branche 2 : documenter une impossibilité technique — la piste du « coût disproportionné » est incertaine

La version votée par le Sénat prévoyait qu'un logement resterait décent en cas d'impossibilité de travaux entendue largement : contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, refus administratif, ou coût manifestement disproportionné par rapport à la valeur du bien. La commission de l'Assemblée a supprimé la dérogation pour coût disproportionné et les contraintes architecturales ou patrimoniales : dans sa version, seules subsistent les contraintes techniques attestées par un homme de l'art et le refus par une décision administrative (texte n° 3188, art. 6, III, 1° — vérifié le 21 octobre 2026). Le sort de la piste « coût disproportionné » est donc incertain : elle pourrait être rétablie en séance ou en commission mixte paritaire, ou disparaître définitivement. Ne bâtissez aucune stratégie dessus.

Ce qui resterait vrai dans les deux versions : démontrer avoir réalisé tous les travaux possibles au regard de la contrainte, selon des modalités fixées par un décret en Conseil d'État qui n'existe pas encore. Prudence absolue : personne ne peut affirmer aujourd'hui qu'un bien entrera dans ce cas. Si vous pensez être concerné, le dossier se constitue dès maintenant : audit énergétique, attestation écrite d'un professionnel du bâtiment sur la contrainte technique, refus administratifs écrits, devis datés.

Branche 3 : en copropriété, le refus d'AG de moins de 18 mois

Un copropriétaire bailleur dont l'assemblée générale a refusé les travaux depuis moins de 18 mois, malgré ses diligences, et qui a réalisé les travaux possibles de son côté, bénéficierait aussi de la dérogation. La commission de l'Assemblée l'encadre : elle ne pourrait jouer plus de 3 ans après le premier refus, et le syndic devrait inscrire un plan de financement progressif des travaux à l'ordre du jour de l'AG suivante. Quant au DPE collectif, dans cette version, son classement se substituerait purement et simplement au DPE individuel du logement — qu'il soit meilleur ou moins bon (texte n° 3188, art. 6, III, 2° et 6° — vérifié le 21 octobre 2026). En copropriété, votre calendrier dépend donc du calendrier collectif : faire inscrire les travaux à l'ordre du jour, faire voter — ou faire constater le refus — se documente soigneusement (convocations, procès-verbaux).

C'est le cas le plus fréquent — et le moins documenté Au 1er janvier 2025, 445 000 appartements du parc locatif privé situés en copropriété étaient classés F ou G, soit 11 % de ce parc (contre 249 000 en monopropriété). Ces bailleurs cumulent deux handicaps : leur sortie de passoire dépend de votes qu'ils ne maîtrisent pas seuls, et un appartement en copropriété vendu seul est exempté d'audit énergétique réglementaire — aucun document chiffré ne leur est donc remis avant de décider de signer, ou non, un contrat de travaux. Sources : SDES/ONRE, parc au 1er janvier 2025, encadré 3 ; service-public.gouv.fr (F37110) — vérifié le 20 juillet 2026.

Branche 4 : vendre ou sortir du locatif

Dernière branche, à ne pas écarter par principe : vendre. Elle a un coût mesurable — la décote — à mettre en face du coût des travaux. Sur les transactions 2024 (Notaires de France, étude « valeur verte »), une maison G s'est vendue en moyenne 25 % de moins qu'une maison D équivalente (F : −18 %), décote généralement constatée entre ~15 et 25 % selon la région et la tension du marché ; impact environ deux fois plus faible pour un appartement (G : de l'ordre de −12 %) — et l'écart se creuse chaque année (vérifié le 7 juillet 2026). Notre guide rénover ou vendre sa passoire thermique détaille cet arbitrage.

Les pièges : ce que le sursis ne fera pas pour vous

Pourquoi chiffrer avant de s'engager

Signer un contrat de travaux pour obtenir un sursis, c'est engager des dizaines de milliers d'euros pour conserver un loyer gelé. La décision se prend sur trois chiffres — en fourchettes, jamais en valeur unique :

Deux vérifications avant tout calcul. D'abord, votre étiquette, si le logement est chauffé à l'électricité. Avant le 1er janvier 2027, l'attestation ADEME gratuite concerne les DPE réalisés avant 2026 : la réforme du coefficient (2,3 → 1,9 au 1er janvier 2026) ferait sortir environ 700 000 résidences principales des classes F/G selon la simulation SDES appliquée au parc au 1er janvier 2025 (SDES/ONRE, publication du 12 novembre 2025 — vérifié le 20 juillet 2026). À partir du 1er janvier 2027, le coefficient passe à 1,7 et l'attestation sera ouverte à tout DPE valide, y compris ceux réalisés en 2026 (arrêté du 19 août 2026 — vérifié le 21 octobre 2026) : une étiquette à jour en 2026 sera donc à revérifier avant de signer quoi que ce soit. Ensuite, le calendrier des aides : le parcours MaPrimeRénov' par geste est recentré depuis le 1er septembre 2026 (PAC, réseau de chaleur, dépose de cuve, audit) et les maisons F/G le perdront au 1er janvier 2028 (décret n° 2026-822 du 25 août 2026 — vérifié le 19 octobre 2026) — attendre le PJL peut coûter des aides.

L'attestation ADEME est gratuite — commencez par là Un DPE réalisé sous le régime en vigueur depuis le 1er juillet 2021 et toujours valide peut recevoir une attestation gratuite et dématérialisée générée par l'ADEME, qui se substitue à l'étiquette initiale pour tenir compte du nouveau coefficient de conversion de l'électricité, sans nouvelle visite de diagnostiqueur : observatoire-dpe-audit.ademe.fr. C'est une démarche à faire vous-même ; le classement ne peut que s'améliorer ou rester identique, et l'attestation expire avec le DPE. À partir du 1er janvier 2027, avec le coefficient de 1,7, elle sera ouverte à tout DPE valide, y compris ceux réalisés en 2026. Sources : arrêté du 13 août 2025 (JORFTEXT000052134589) ; service-public.gouv.fr, fiche A18446 — vérifié le 20 juillet 2026 ; arrêté du 19 août 2026, NOR VLOL2617030A (JORFTEXT000054747079), qui abroge le précédent au 1er janvier 2027 — vérifié le 21 octobre 2026.
Un conseil neutre existe, et il est gratuit Pour valider un programme de travaux ou une demande d'aide, passez par France Rénov' (france-renov.gouv.fr), le service public de conseil, gratuit et neutre — le rendez-vous conseiller est d'ailleurs obligatoire avant toute demande MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur. Le simulateur d'aides public Mes Aides Réno (mesaides.france-renov.gouv.fr, ANAH) est gratuit et anonyme. Et rappel : tout démarchage entrant « rénovation énergétique » — téléphone, SMS, e-mail, réseaux sociaux — est illégal ; une entreprise qui vous contacte spontanément « pour profiter du futur sursis » viole la loi : ne donnez pas suite (Légifrance — vérifié le 7 juillet 2026).

Mettre ces trois fourchettes en face les unes des autres, pour votre logement, votre profil d'aides et votre marché local : c'est exactement ce que fait l'arbitrage Cap sur D (149 €, 12 mois de veille inclus), qui chiffre les scénarios rénover, vendre et attendre avant que vous ne signiez quoi que ce soit — une aide à la décision patrimoniale et financière, dont la conclusion peut être « ne signez pas, vendez ». Première lecture gratuite de vos échéances : le simulateur.

Questions fréquentes

Peut-on dès aujourd'hui louer un logement F ou G en signant un contrat de travaux ?

Non. Ce mécanisme ne figure que dans le projet de loi « Relance Logement », adopté en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026 puis par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale (texte n° 3188 du 23 septembre 2026) : au 21 octobre 2026, aucune séance publique n'est inscrite, et le texte n'est ni définitivement adopté ni promulgué. Le droit en vigueur reste inchangé : G interdit à la location depuis le 1er janvier 2025, F au 1er janvier 2028, E en 2034, gel des loyers F/G. Sources : Sénat, dossier pjl25-801 ; assemblee-nationale.fr — vérifié le 21 octobre 2026.

Quel sursis le projet de loi prévoit-il exactement ?

Cela dépend de la version. Au Sénat (8 juillet 2026) : contrat de travaux permettant d'atteindre le niveau exigé, signé avant le 1er janvier 2030, sursis de 3 ans à compter de la signature. Dans la version de la commission de l'Assemblée (texte n° 3188 du 23 septembre 2026) : même contrat, mais avec un acompte d'au moins 30 % du montant des travaux effectivement versé, et un sursis de 3 ans compté à partir de ce versement (dérogation abrogée au 1er janvier 2033). Dans les deux versions, un contrat conclu par le syndicat des copropriétaires ouvrirait un sursis de 5 ans (abrogé au 1er janvier 2035). Texte non définitif, au conditionnel. Sources : Sénat, petite loi n° 835 ; Assemblée nationale, texte n° 3188, art. 6 — vérifié le 21 octobre 2026.

Un simple devis suffira-t-il pour bénéficier du sursis ?

Non. Les deux versions exigent un contrat de travaux dont l'exécution permettrait d'atteindre le niveau de performance exigible — pas une intention ni un devis sans engagement — et la version de la commission de l'Assemblée y ajoute le versement effectif d'un acompte d'au moins 30 % du montant des travaux. La presse résume souvent en « atteindre la classe D » : c'était la version initiale. Les justificatifs dépendront du texte définitif et de ses décrets. Sources : Sénat, petite loi n° 835 ; Assemblée nationale, texte n° 3188 — vérifié le 21 octobre 2026.

Pourra-t-on augmenter le loyer pendant le sursis ?

Non. Le gel des loyers F/G (art. 159, en vigueur depuis le 24 août 2022 : ni révision IRL, ni hausse à la relocation ou au renouvellement) n'est modifié ni par la version du Sénat ni par celle de la commission de l'Assemblée. Le sursis se ferait à loyer gelé. Et même une fois le logement sorti de F/G, selon la réponse ministérielle publiée au JO du 11 août 2026, le loyer ne peut pas être révisé en cours de bail ni lors d'une reconduction tacite : la révision n'est possible qu'au renouvellement du bail, sur présentation de l'attestation (annexée au DPE initial) ou d'un nouveau DPE. Sources : ecologie.gouv.fr (vérifié le 7 juillet 2026) ; question écrite n° 12551 ; texte n° 3188 (vérifiés le 21 octobre 2026).

Que peut encore changer l'Assemblée nationale en séance ?

Beaucoup, et sa commission l'a déjà montré : le texte n° 3188 du 23 septembre 2026 a supprimé la dérogation pour coût manifestement disproportionné votée au Sénat et ajouté l'acompte de 30 %. Au 21 octobre 2026, aucune séance publique n'est inscrite ; viendront ensuite une commission mixte paritaire (procédure accélérée) et probablement une saisine du Conseil constitutionnel — promulgation au mieux au premier trimestre 2027. Durées, dates et conditions peuvent encore bouger : ne fondez aucune décision irréversible sur l'une des versions. Sources : Assemblée nationale, textes n° 3058 et 3188 ; Sénat, pjl25-801 — vérifié le 21 octobre 2026.

Préparer les quatre branches, chiffres en main

Cet article décrit un texte en discussion. Ce qui ne dépend d'aucun vote : vos échéances de bail, le gel de votre loyer, la décote de votre bien et le coût de sa rénovation. Commencez par le simulateur gratuit et par les ressources publiques neutres (France Rénov', Mes Aides Réno, ADIL).

Pour l'arbitrage complet — rénover, vendre ou attendre, en fourchettes chiffrées —, l'arbitrage Cap sur D (149 €, 12 mois de veille inclus) fait le calcul avant que vous ne signiez : mise à jour offerte si une échéance, un régime dérogatoire ou un barème change — ce qui est précisément le risque avec un texte encore en navette. Pas de paiement en ligne : vous décrivez votre situation, nous vous rappelons pour la qualifier, puis vous recevez un lien de paiement.

Sources
  • Projet de loi « Relance Logement » : adoption en première lecture par le Sénat le 8 juillet 2026 (texte adopté n° 157 ; petite loi n° 835), transmission à l'Assemblée nationale le 9 juillet 2026 (texte n° 3058), procédure accélérée ; texte de la commission des affaires économiques n° 3188, enregistré le 23 septembre 2026 ; aucune séance publique inscrite à l'ordre du jour arrêté par la Conférence des présidents du 20 octobre 2026 — Sénat, dossier pjl25-801 ; assemblee-nationale.fr — vérifié le 21 octobre 2026.
  • Contenu de l'article 6, version du Sénat (contrat de travaux avant le 01/01/2030, sursis 3/5 ans, abrogations 2033/2035, impossibilité y compris coût disproportionné, refus d'AG < 18 mois, DPE collectif, baux en cours, art. 20-1) — Sénat, petite loi n° 835 — vérifié le 15 juillet 2026.
  • Contenu de l'article 6, version de la commission de l'Assemblée (III, 1° à 6° : impossibilité limitée aux contraintes techniques attestées par un homme de l'art et au refus administratif ; refus d'AG plafonné à 3 ans et plan de financement progressif ; contrat du syndicat, 5 ans ; contrat du propriétaire avec acompte d'au moins 30 %, 3 ans à compter du versement ; DPE collectif substitué au DPE individuel ; clause d'obstruction du locataire ; I bis A : abrogations 2033/2035) — Assemblée nationale, texte n° 3188 — vérifié le 21 octobre 2026.
  • Révision du loyer après sortie de F/G (uniquement au renouvellement du bail) — réponse ministérielle à la question écrite n° 12551, JO (Assemblée nationale) du 11 août 2026, p. 7530 — vérifié le 21 octobre 2026.
  • Coefficient électricité abaissé de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027, attestation ADEME ouverte à tout DPE valide — arrêté du 19 août 2026, NOR VLOL2617030A, JORF n° 0198 du 26 août 2026 (JORFTEXT000054747079) — vérifié le 21 octobre 2026.
  • Calendrier d'interdiction en vigueur (G-2025, F-2028, E-2034), juridiquement intact — loi n° 2021-1104, art. 160 ; ecologie.gouv.fr — vérifié le 15 juillet 2026.
  • Gel des loyers F/G depuis le 24 août 2022 — loi « Climat et Résilience », art. 159 ; ecologie.gouv.fr — vérifié le 7 juillet 2026.
  • Décote à la revente (maison G : −25 % vs D en 2024 ; appartement environ deux fois moins ; ~15-25 % selon région) — Notaires de France, étude « valeur verte », transactions 2024 — vérifié le 7 juillet 2026.
  • Coûts de rénovation (fourchettes indicatives de marché), plafonds MaPrimeRénov' d'ampleur et fin du parcours par geste pour les maisons F/G reportée au 01/01/2028 (décret n° 2026-822 du 25 août 2026, vérifié le 19 octobre 2026) — Anah, « MaPrimeRénov' mode d'emploi », mars 2026 ; service-public.gouv.fr, fiche F35083 — vérifié le 7 juillet 2026.
  • Réforme du DPE au 01/01/2026 (coefficient électricité 2,3 → 1,9) ; interdiction du démarchage « rénovation énergétique » — arrêté du 13 août 2025 ; lois n° 2020-901 et n° 2025-594, Légifrance — vérifié le 7 juillet 2026.